Peu de réponses sur les causes de l'accident.

Le BEA a présenté son premier rapport sur l'accident et la
disparition de l'Airbus et des personnes à bord le 1er juin dernier au large des côtes brésiliennes.
Les contrôles effectués sur l'entretien de l'appareil durant les 6 mois qui ont précédent l'accident sont normaux et correspondraient aux règles en la matière.
De même aucune trace d'explosifs relevées sur les débris de l'appareil qui permettent d'exclure un attentat à la bombe.
L'appareil n'aurait pas été détruit en vol mais plutôt lorsqu'il a "heurté l'eau en ligne de vol avec une forte accélération verticale".
Seul élément tangible, le dysfonctionnement des sondes de contrôle de vitesses dites "sondes Pitot" -voir la conclusion du
journal Le Monde qui va aussi dans ce sens- qui parait établi
avec certitude mais qui, d'après le BEA n'est pas la cause principale de cet accident, mais dit-il ce qu'il pense; rien en tous cas donnant l'assurance que le pilote a connu des difficultés liées
aux conditions météorologiques dans la zone, et ce d'autant plus que des appareils passés juste avant ou juste après dans ce secteur n'ont rien signalé de particulier.
Par ailleurs, les enquêteurs du BEA n'ont toujours pas eu accès aux résultats des autopsies des corps retrouvés et ils ne savent pas quand il y auront accès...ce qui est qu'on le veuille ou non
proprement inadmissible car, semble t'il, ces rapports permettraient d'obtenir des réponses à certaines questions non ellucidées telles que les causes exactes des décés et de fait d'en tirer des
conclusions en les mettant en parrallèles avec les éléments connus.
Tout reposerait désormais sur la récupération des boîtes noires qui seront recherchées jusqu'au 15 août prochain par les sous-marins de poche dans une zone assez réduite qui doit correspondre assez
précisément à celle du crash proprement dit au moment où l'avion a touché l'eau.
On a quand même le sentiment que sans ces boîte noires cette enquête piétinnera ...
Ces incertitudes quant aux causes exactes de cet accident semblent "émouvoir" une partie du personnel naviguant, hotesses et stewards de la compagnie Air France, des démissions en chaîne auraient
été annoncées mais démenties par le transporteur...et l'accident de l'Airbus de Yemenia n'est pas fait pour améliorer l'ambiance générale dans le secteur de l'aérien.
J.Barthet
image jpg Armée de l'Air Brésilienne et quotiiden "O Globo"
et sonde Pitot Airbus
Revue de presse des articles faisant suite au rapport du BEA du 2 juillet 2009:
Le Monde
TROP LENT, L'AVION AURAIT DÉCROCHÉ
"La nouveauté", dans les données communiquées par le BEA, "c'est que l'avion aurait été trop lent", décrypte Alain Faujas, du service Economie du "Monde", "et il serait donc tombé comme une pierre sur l'océan. Ce qui veut dire qu'il est en
relativement gros morceaux au fond de l'océan : cliquez ici pour écouter
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/02/disparition-du-vol-af447-le-bea-presente-son-premier-rapport_1214177_3224.html
Sur le même sujet
Eurocockpit
"AF 447 : l'accident, les recommandations de sécurité et les mesures correctives..."
http://www.eurocockpit.com/ publié le 2 juillet 2009 à 11:30 par EuroCockpit.
Libération
"AF 447, les conclusions d'un mois d'enquête"
http://www.liberation.fr/monde/0101577561-af447-les-conclusions-d-un-mois-d-enquete
Le Figaro
"AF 447:l'hypothèse de la dislocation en vol
écartée"
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/07/02/01016-20090702ARTFIG00469-af447-l-hypothese-de-la-dislocation-en-vol-ecartee-.php
et
» Les
familles exigent des explications d'Air France
» AF447 : les principales pistes de
l'enquête
» Des
échanges permanents sur les sondes entre Airbus et Air France depuis 2001
Agence Reuters
"Selon le BEA, l'A330 Rio-Paris n'a pas explosé en vol" Selon le
BEA, l'A330 Rio-Paris n'a pas explosé en vol
jeudi 2 juillet 2009.LE BOURGET, Seine-Saint-Denis (Reuters) - L'Airbus A330 d'Air France qui a disparu dans l'Atlantique le 1er juin avec 228 personnes à bord ne
s'est pas disloqué en vol et s'est abîmé entier dans l'océan, a déclaré jeudi le BEA dans son premier rapport d'enquête sur le vol AF447 Rio-Paris.
Article complet
et selon Reuters
Des familles de victimes exigent des réponses d'Air France
A lire aussi dans Libé
Marie-Claude Dentan, ancienne psychologue à Air France, ne croit pas à un sentiment de
malaise général au sein du personnel navigant commercial.
La direction d'Air
France a démenti hier que 150 stewards et hôtesses de l'air du groupe avaient démissionné depuis l'accident de l'AF447. Libération.fr a interrogé plusieurs acteurs du groupe sur ce sujet.
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