A quand le mandat
unique?
Les électeurs doivent se poser cette question avant d'élire leurs nouveaux conseillers généraux;il faut sanctionner durement ceux qui briguent plusieurs mandats et cette
élection cantonales sera l'occasion de la faire à Colmar et ailleurs et ce d'autant plus qu'ils cumulent souvent emploi et fonctions électives. Sont-ils des surhommes ou des "surfemmes"?Non bien
sur....
Que l'on soit de gauche, du centre ou de droite, on a forcément envie que nos élus soient efficaces et présents pour s'occuper de nos problèmes.
Une femme, un homme = un mandat rémuneré, pas plus. Les arguments "fantaisistes" utilisés pour une soit disant "plus grande efficacité" n'ont aucun fondement objectif.
Les élus doivent apprendre à travailler en équipe avec pour chaque personne une fonction élective bien précise. Il n'est qu'à se renseigner sur "la fameuse efficacité " de ceux qui sont élus
aujourd'hui....pour décider de mettre un point final à cette anomalie.
Quant à ceux qui figurent à la fois sur une liste municipale et qui briguent un mandat de conseiller général, il faut aussi leur imposer un choix, le vote permet à l'électeur de le leur
imposer.
Pour ma part, j'ai pris l'engagement de ne pas cumuler et donc, de ne pas briguer d'autre mandat. J'invite d'ailleurs, tous les autres candidats des cantons de Colmar Nord et de Colmar Sud qui
partagent ce point de vue, il en est je le sais, à prendre eux aussi cet engagement et de l'indiquer lors de leurs déplacements et réunions de campagne électorale.
Il est envisageable également que nous transmettions à la presse localement, un communiqué commun signé par ceux , candidats à ces élections cantonales, qui le souhaitent.
Les 9 et 16 mars prochains, vous avez électrices, électeurs les moyens de faire ce choix pour eux; ne vous en privez pas!
Jacques Barthet
candidat dans le canton Sud de Colmar
Un article Patrick Lozès du Cran
Le mandat unique associé à une rotation des charges (limitation dans le temps, du nombre des mandats) permettrait un fort renouvellement du personnel politique.
A chaque élection la question revient puis reflue aussitôt les résultats connus. Un vrai serpent de… maire.
En effet, dès que le sujet est abordé, les élus cumulards se renfrognent. Certains évoquent une perte d’efficacité : ainsi, il serait absolument impossible de
prétendre exercer une fonction nationale sans y adjoindre un mandat local. Voire.
Ne serait-ce pas une manière bien commode de justifier le nombre incroyablement élevé de députés-maires ou de sénateurs maires ? Une récente étude montre que le nombre de parlementaires cumulards
ou cumulardes (car il y en a de plus en plus) en France est de 83%.
Même les plus réticents au cumul comme Arnaud Montebourg finissent par se faire une raison. Le vibrionnant ancien président de la Convention de la VIème République, celui qui n’avait pas de mots
assez durs contre le cumul vient tout dernièrement de se laisser convaincre. Il est candidat à un mandat supplémentaire.
Pour analyser d’un peu plus près l’argument de ceux qui défendent le principe du cumul au nom de la sacro-sainte efficacité, regardons ce qui se passe ailleurs en Europe : En Italie les
parlementaires cumulards sont 16 %, ils sont 15 % en Espagne, 13 %en Grande-Bretagne et 10 % en Allemagne.
De deux choses l’une : ou les parlementaires à l’étranger n’ont pas la même efficacité que les nôtres puisqu’ils cumulent moins, beaucoup moins, ou l’argument de l’efficacité est un leurre.
Le fait que M. Montebourg rejoigne le camp des cumulards est un mauvais signe : les choses ne risquent pas de changer demain pour les parlementaires cumulards.
Source : 20minutes.fr
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